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 « On a tout perdu, la maison, les biberons... »

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Nico99
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Localisation : Le Mans
Profession ou activité secouriste : Ambulancier
Date d'inscription : 09/01/2006

MessageSujet: « On a tout perdu, la maison, les biberons... »   Lun 11 Déc - 14:00

« On a tout perdu, la maison, les biberons... »



Élodie Hérault et ses cinq enfants ont échappé à l'incendie de leur maison lundi soir, à Maresché.Elle raconte le drame. Et les lendemains difficiles.
« Lundi soir, tout le monde s'est couché tôt. Vers 22h, j'ai entendu la chienne aboyer. Elle n'a pas le droit de venir à l'étage : quand je l'ai vue monter, j'ai su qu'il y avait un problème. La fumée arrivait dans la cage d'escalier : on sentait déjà la chaleur de l'incendie qui venait de prendre au rez-de-chaussée.

J'ai pris mes jumeaux de 5 mois et la petite de 3 ans pour les amener vers la pièce la plus éloignée. Je suis vite revenue chercher mon fils de 9 ans dans son lit, puis ma fille de 6 ans. Une fois dans la chambre, on a appelé les pompiers. Ils nous ont dit de nous allonger par terre.

Les bébés à bout de bras

La fumée devenait étouffante. Tout le monde vomissait. Le temps m'a paru interminable. J'ai fini par ouvrir la fenêtre. J'ai placé les trois grands devant pour qu'ils puissent prendre quelques bouffées d'air. Je les retenais en me tenant juste derrière eux. Par-dessus leurs têtes, je brandissais les deux bébés à bout de bras.

Je criais comme une dingue en espérant que la voisine allait m'entendre. Chez nous, c'est la petite maison dans la prairie : les voisins sont à 250 m. La dame a fini par m'entendre, mais elle ne voyait pas où nous étions. La lumière avait sauté; il faisait noir.

Mon grand a été formidable. Comme j'avais les petits dans les bras, je ne pouvais plus tenir le téléphone. C'est lui qui est resté en ligne avec les pompiers ; il leur racontait tout, calmement. On a aussi appelé ma maman. Je voulais lui dire « je t'aime ». Au cas où...

Si les pompiers n'étaient pas arrivés, j'aurais fini par jeter mes enfants par la fenêtre. J'aurais balancé un matelas et j'aurais tenté de sauver mes petits. Quand j'ai vu les pompiers, j'ai su que c'était bon. Après, je ne me souviens plus très bien : j'ai dû leur passer les enfants par la fenêtre. Je me suis évanouie pendant ma descente, sur l'échelle. On a tous été hospitalisés quelques heures. Des amis sont venus nous récupérer à l'hôpital.

Le lendemain, je suis allée sur place avec mon père pour essayer de récupérer quelques affaires. Tout était noir de suie. Les plafonds, les jeux des enfants, tout a fondu avec la chaleur. J'ai rapporté quelques vêtements. On les a lavés plusieurs fois mais rien n'y fait: l'odeur de fumée est trop forte. Des amis m'ont prêté quelques tenues.

L'urgence, c'est le logement

On a tout perdu. La maison, les biberons, les transats, tout est fichu. Heureusement, l'assurance a été efficace; l'expert est passé dès le lendemain. Ils m'ont même versé une petite avance, un chèque de 920 €. Pour le reste, il faudra sans doute attendre jusqu'à fin janvier.

L'urgence, c'est le logement. Là, on vit à huit dans le T3 de mes parents. On est les uns sur les autres. Le soir, je suis obligée d'aller dormir chez une amie avec les jumeaux. C'est intenable. Le Mans Habitat m'a proposé un appartement T5. C'est au troisième étage sans ascenseur. Comment je fais pour porter les deux bébés, avec en prime la petite de trois ans? C'est impossible.

Ils me disent qu'ils n'ont rien d'autre de libre avant le 1er janvier. On ne tiendra pas le coup. C'est trop serré ici. Pour l'instant, je suis en congé parental et j'élève seule mes enfants. Je ne suis pas une fainéante, j'ai toujours travaillé avant. Là, il faut juste qu'on me donne un toit pour que je puisse repartir à zéro. Pas un logement temporaire. Je ne peux pas redéménager mes enfants dans deux mois et les rechanger d'école. »


Propos recueillis par Cécile RÉTO.



Une flammèche échappée de leur cheminée a suffi à réduire en cendre tout ce qu'ils avaient, lundi soir

à Maresché. Élodie Hérault, 29 ans, a trouvé refuge chez ses parents, au Mans, avec ses cinq enfants.

Ils se serrent à huit dans un petit trois pièces.

Ouest-France
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